Arts Plastiques Peinture - Exposition
« PAYSAGES », avec
Marion TIVITAL + Eric HERRMANN + Jean-Pierre POTIER + NUMA DROZ

© Potier

© Hermann
Date
Du 09/05/2008 au 08/06/2008
Horaires, dates et informations particulières
Ouvert 7 jours/7 toute l’année
De 13h30 à 19h
Pour toutes informations supplémentaires veuillez nous contacter au 03 87 17 22 22 les après-midi à partir de 13 H 30.
Tarifs
Description
Paysages bucoliques ou paysages industriels… ?
Poésie des œuvres, questionnements, magie de la matière, laissez-vous séduire…
Marion TIVITAL
Les usines ont une mystérieuse présence.
Ce sont des puissances immobiles, épurées et silencieuses qui ont perdu leur fonction usuelle pour devenir ces géants ignorés qui habitent nos paysages.
Pour certains, qui les regardent distraitement, ce sont des ustensiles laids, artificiels, égarés par erreur dans la nature.
Pourtant à force de cohabitation, ces hangars, à l’insu de l’homme, se sont intégrés dans le paysage.
Ils sont parfois parvenus à un équilibre enraciné dans la pénombre, un précaire compromis avec la terre et le ciel.
Cet équilibre entre ces antagonismes nous communique une impression de paix et de tempérance.
Cette force qui habite les formes, l’énergie calme, la plastique de leurs structures presque abstraites, me fascinent et me donnent envie d’écouter leur langue ténébreuse.
Il s’en dégage une beauté, une unité visible et sensible, hors du temps.
Leurs masses géométriques brouillent les valeurs qui distinguaient le proche du lointain, à l’endroit où le ciel et la terre se touche.
Malgré la discordance des éléments, se créé sous nos yeux qui ne savent pas voir un espace plein, alliant incertitude et géométrie.
De ses témoins d’un passé glorieux du monde du travail, se dégage une mélancolie qui me parle d’absence.
Ces lieux déserts par les humains mais qui en portent leur trace, j’ai envie de les ressentir par ma peinture.
Je souhaite absorber cet invisible qui affleure la surface, d’élimer ces lignes énigmatiques, entrer dans l’intimité de cette harmonie.
La beauté peut se trouver là où elle n’est pas évidente, et c’est un bonheur que de trouver dans l’ombre la lueur qui modèle tout.
Le paysage industriel n’est pas réductible aux apparences.
Par mon affection paysagère j’aimerai soulever le voile de la fausse monotonie de ces paysages banals et ancrés dans notre quotidien.
Marion Tivital
Site industriel
Eric HERMANN
Eric HERRMANN né en 1971 à Colmar. Il vit et travaille à SCHILTIGHEIM
A partir de 1995 il participe à différentes manifestations d’Arts à Strasbourg, Saverne,
Wissembourg, Barr, Haguenau, Baden (Allemagne)
L’eau rigide du monde
«L’eau, source de vie…
Voici le point de départ d’une réflexion aboutissant finalement à une réinterprétation de la nature.
L’eau source de vie …
La femme source de vie…
Son sexe d’où s’écoule la vie…
Réalisée en hommage à COURBET, les « eaux rigides du monde » se veulent être un hymne à la vie. Une sensibilisation à cette nature à qui l’on doit tout et notamment le respect.
A la limite de l’abstraction, ces paysages nous attirent vers cette lueur qui, tel un sexe immaculé entre deux jambes écartées, attire l’oeil, aiguise notre curiosité, démultiplie nos émotions, apaise nos tensions. Et nous finissons, entouré de parfums enivrants par sentir notre esprit flotter sur cette peau, sur cette peau d’eau, sur cette peau d’eau rance, sur cette peau d’errance…
…bon voyage…»
Eric Hermann.
Arbres cocons
Jean Pierre POTIER
Depuis plus de trente ans, les nombreux voyages et séjours de Jean-Pierre Potier dans les grandes capitales du monde ont agi en révélateurs sur cet artiste fasciné par ces mégapoles effervescentes, dynamiques, cosmopolites, symboles de la grandeur humaine et de sa décadence.
Plus particulièrement attiré par New York pendant plusieurs années, puis par la Corée du Sud où il y a également peint et exposé. Jean-Pierre Potier partage aujourd’hui son temps entre Paris, Hong Kong, Beijing, Shangaï et différentes villes chinoises. L’artiste est l’un des rares peintres français à exposer régulièrement en Chine populaire et à Hong Kong.
Les galeries de l’Alliance française, les centres culturels français ont accueilli son exposition
« Images de Chine » dans le cadre de l’année France-Chine en 2004 à Canton,
Macao, Dalian, Wuhan, Shangaï, Xian ainsi qu’au centre culturel français de Pékin : exposition personnelle itinérante à l’occasion de laquelle l’artiste a tenu des conférences dans les universités d’art de chacune de ces villes. Contacts et échanges multiples ont eu lieu avec étudiants, professeurs, artistes et un public nombreux.
Jean-Pierre Potier à également exposé en France et en Europe dans de nombreux lieux pluridisciplinaires (Art, Culture, Philosophie, Recherche, Sciences, Industrie), au cours de la décennie passée.
On a pu le voir à la Biennale de Venise (1990), au centre de l’UNESCO de Paris (1992) ou de Barcelone, à la Gare Montparnasse (1993) et au CNRS (1997)
Il expose régulièrement à Paris dans des galeries et divers lieux prestigieux : Chapelle de La Salpêtrière, Espace des Blancs Manteaux. Il participe chaque année à certaines manifestations artistiques, notamment le Salon d’art contemporain Mac 2000 à Paris.
Sa peinture contemporaine se situe au point de rencontre de l’expression picturale européenne et chinoise, de la peinture et de la photographie, de l’expression abstraite et figurative.
Jean Pierre Potier
NY – Battery Park
NUMA-DROZ
Né à Rennes en 1953, vit et travaille a Lyon.
Le matériau, qu’il soit de plomb, de fonte, de bois, de plastique, de verre, de carton...
Qu’il soit brut, usiné, manufacturé, est essentiel dans le fonctionnement du fragmentaire.
Le fragment c’est une scène, une vue, une section de paysage, un objet, un animal peint; mais il n’y a pas d’une part l’image peinte et de l’autre le matériau.
Le matériau est constitutif du fragment pictural inséparablement de la peinture.
Ils sont complémentaires, à partir de leur distinction même, ils sont indifféremment le fragment pictural où ils font puissance ensemble.
C’est bien à partir de leurs matières, propriétés, qualités, attributs et de leur force respective intrinsèque compatiblement différente qu’ils sont la composition du fragment, le plan esthétique et la machine sémantique des sensations.
Il y a chez Numa DRoz une esthétique du silence discrètement efficace qui nous met face à l’inexpliqué.
Joël Couve
Numa-droz
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